Le parcours académique de Parisa Azari en droit et en droit international constitue la base de son travail sur les questions de migration forcée. Avant de s'installer au Canada, elle travaillait avec les Nations Unies et des ONG internationales en Iran, où elle faisait partie d’une équipe proposant des formations certifiées aux réfugiés. Ces programmes visaient à améliorer les perspectives d’emploi des réfugiés, qu’ils choisissent de rester en Iran ou de retourner dans leur pays d’origine.
Travailler en étroite collaboration avec des jeunes réfugiés motivés et déterminés l'a inspiré à entreprendre un doctorat explorant l’intersection entre le droit et l’éducation pour les migrants forcés. Sa recherche doctorale examine le concept de protection en droit international des réfugiés, en mettant l’accent sur le rôle des parcours d’accès à l’enseignement supérieur. Elle explore comment ces initiatives influencent la notion traditionnelle de protection en offrant aux migrants forcés stabilité, opportunités de développement et une chance de reconstruire leur vie.
Alors que le nombre de migrants forcés continue d’augmenter à l’échelle mondiale, sa recherche plaide en faveur de l’exploration de voies complémentaires, telles que les parcours éducatifs, comme réponse durable à ces déplacements. Les efforts du Canada dans ce domaine montrent que l’enseignement supérieur n’est pas seulement un droit humain fondamental, mais aussi un puissant mécanisme de protection pour les migrants forcés, les mettant à l’abri des persécutions et des conditions précaires.
Le champ de sa recherche se limite à deux initiatives majeures : l'entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) et la section canadienne de Scholars at Risk (SAR). EUMC facilite la réinstallation des jeunes réfugiés grâce à des parcours éducatifs de niveau tertiaire, tandis que SAR soutient les chercheurs déplacés et à risque en promouvant la liberté académique et en offrant une protection temporaire.
En utilisant les entretiens comme méthode, sa recherche engage les comités locaux de EUMC et de SAR dans les établissements canadiens pour recueillir des données empiriques sur les défis et les réussites de ces programmes. Cette approche lui permet de faire écho aux voix des comités locaux et de mettre en lumière le rôle transformateur de l’enseignement supérieur en tant que mécanisme de protection et d’autonomisation pour les migrants forcés.