L'importance du pétrole et du gaz naturel pour l'économie actuelle et future du Canada atteint un nouveau sommet; la majorité des canadien(ne)s ne veulent pas s'aligner avec les États-Unis sur les politiques énergétiques ou climatiques

Le sondage d'opinion publique réalisé par Énergie positive et Nanos Research a évalué les opinions des canadien(ne)s sur le pétrole et le gaz naturel, plus particulièrement sur leur importance pour l'économie actuelle et future du Canada ainsi que sur l'expansion des exportations de pétrole et de gaz naturel pour un approvisionnement énergétique mondial plus sûr et pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques dans le monde entier.

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Le sondage

Le sondage d'opinion publique  a évalué les opinions des canadien(ne)s sur le pétrole et le gaz naturel, plus particulièrement sur leur importance pour l'économie actuelle et future du Canada ainsi que sur l'expansion des exportations de pétrole et de gaz naturel pour un approvisionnement énergétique mondial plus sûr et pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques dans le monde entier. Des questions ont également été posées sur le niveau de gouvernement dans lequel les répondants ont le plus confiance pour créer un environnement positif pour les investisseurs qui construisent des infrastructures énergétiques, sur la performance des gouvernements dans la prise de décision en matière d'énergie et des changements climatiques et sur la question de savoir si le Canada devrait aligner ses politiques énergétiques ou climatiques avec celles des États-Unis.

Résultats clés

  1. Le pétrole et le gaz naturel sont de plus en plus considérés comme très importants pour l'économie actuelle et future du Canada : près de neuf canadien(ne)s sur dix considèrent le pétrole et le gaz naturel comme importants pour l'économie actuelle du Canada (note de 7 à 10 sur 10) (88 %), ce qui représente une augmentation significative par rapport à la vague précédente d'août 2024 (79 %), et un record absolu depuis le début du suivi en 2020. De plus, une proportion croissante considère le pétrole et le gaz naturel comme importants pour l'économie future, sept personnes sur dix (70 %) y accordant une note de 7 à 10, soit une hausse de 11 points de pourcentage depuis août 2024 et une augmentation de 29 points par rapport à la vague de référence de 2020.
  1. Les canadien(ne)s indiquent que le pétrole et le gaz naturel continuent de contribuer à l'économie : en ce qui concerne les raisons pour lesquelles ils estiment que le pétrole et le gaz naturel sont importants pour l'économie actuelle du Canada, les canadien(ne)s mentionnent le plus souvent qu'ils contribuent et sont liés à l'économie canadienne et provinciale (42%). La raison la plus citée pour considérer le pétrole et le gaz naturel comme importants pour l'économie future du Canada est qu'ils restent un élément et un contributeur importants à l'économie canadienne (30 %) et que le passage à l'énergie propre est loin d'être prêt à remplacer les combustibles fossiles et qu'il y a encore une demande (22 %).
  1. Les canadien(ne)s sont d'accord pour dire que le Canada devrait accroître ses exportations de pétrole et de gaz naturel afin d'augmenter la sécurité énergétique mondiale : plus de six canadien(ne)s sur dix sont d'accord (36%) ou plutôt d'accord (26%) pour dire que le Canada devrait accroître ses exportations de pétrole et de gaz naturel pour aider le monde à avoir des approvisionnements énergétiques plus sûrs (une augmentation de 10 points de pourcentage par rapport à janvier 2024  - 31% sont d'accord; 21% sont plutôt d'accord). À noter que les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'être d'accord/plutôt d'accord (70 % des hommes; 56 % des femmes) avec le fait que le Canada devrait accroître ses exportations de pétrole et de gaz naturel pour aider le monde à avoir des approvisionnements énergétiques plus sûrs.
  1. Une majorité de canadien(ne)s considèrent que les exportations de pétrole et de gaz naturel du Canada peuvent contribuer à la lutte contre les changements climatiques : une majorité de canadien(ne)s sont d'accord (35 %) ou plutôt d'accord (31 %) pour dire que les exportations du secteur du pétrole et du gaz naturel du Canada peuvent contribuer à la lutte contre les changements climatiques mondiaux en remplaçant les sources d'énergie qui sont plus nuisibles pour le climat. Ce résultat est cohérent avec les précédentes vagues de recherche. À noter que les résidents des Prairies sont plus susceptibles (79 %) que ceux du Québec (51 %) d'être d'accord ou plutôt d'accord avec cette affirmation, tandis que les hommes sont plus susceptibles d'être d'accord ou plutôt d'accord (72 %) que les femmes (60 %).
  1. Les canadien(ne)s sont plus susceptibles de penser que le gouvernement fait un mauvais travail pour fournir un environnement politique/réglementaire pour les investissements dans l'énergie plutôt qu'un bon travail : conformément aux vagues précédentes, les canadien(ne)s sont trois fois plus susceptibles d'estimer que le travail effectué par les gouvernements pour fournir un environnement politique et réglementaire clair, prévisible et compétitif aux investisseurs construisant des infrastructures énergétiques pour aider le Canada à atteindre ses objectifs en matière des changements climatiques est très mauvais (23 %) ou mauvais (20 %) plutôt que très bon (3 %) ou bon (10 %).
  1. La raison citée pour un travail mauvais ou très mauvais est que le gouvernement est lent et crée de la paperasse : ceux qui affirment que les gouvernements font un travail mauvais ou très mauvais mentionnent le plus souvent que les gouvernements au Canada sont lents et créent de la paperasse (22%), tandis que ceux qui pensent qu'ils font un bon ou très bon travail disent le plus souvent qu'ils prennent des mesures et qu'ils vont dans la bonne direction (24%).
  1. Les canadien(ne)s sont divisés sur la question de savoir s'ils font davantage confiance au gouvernement fédéral ou à leur gouvernement provincial pour créer un environnement favorable aux investissements énergétiques dans les infrastructures : environ quatre canadien(ne)s sur dix disent font davantage confiance au gouvernement fédéral (41 %) ou à leur gouvernement provincial (38 %) pour créer un environnement positif pour les investisseurs qui construisent des infrastructures énergétiques afin d'aider le Canada à atteindre ses objectifs en matière de changements climatiques, tandis qu'un sur cinq n'est pas certain (21 %).
  1. Les canadien(ne)s sont plus enclins à dire que les gouvernements fédéral et provinciaux font un mauvais travail plutôt qu'un bon travail de coopération : conformément aux vagues précédentes, les canadien(ne)s sont six fois plus susceptibles de dire que les gouvernements fédéral et provinciaux font un très mauvais/mauvais travail de coopération dans la prise de décision sur l'énergie (21% très mauvais ; 32% mauvais) plutôt qu'un très bon/bon travail (1% très bon; 8% bon). Les résultats sont similaires en ce qui concerne la coopération en matière de prise de décision sur les changements climatiques, avec un peu plus de la moitié des répondants qui affirment que les gouvernements font un très mauvais travail (24 %) ou un mauvais travail (29 %), par rapport à un très bon travail (1 %) ou un bon travail (8 %).
  1. Trois canadien(ne)s sur cinq pensent que le Canada ne devrait pas aligner ses politiques climatiques ou énergétiques avec celles des États-Unis : près des deux tiers des canadien(ne)s disent que le Canada devrait plus ou moins ne pas aligner (11 %) ou ne pas aligner (53 %) ses politiques climatiques avec celles des États-Unis, alors qu'un peu plus de six sur dix disent la même chose au sujet de ses politiques énergétiques (14 % ne pas aligner; 47 % plus ou moins ne pas aligner). Les résidents des Prairies (36 %) et de l'Ontario (30 %) sont plus enclins à vouloir que le Canada s'aligne ou plus ou moins s'aligne avec les États-Unis en matière de politiques climatiques que les résidents du Québec (15 %); les résultats sont similaires pour les politiques énergétiques (Prairies : 38 %; Ontario : 32 %; Québec : 17 %). Les canadien(ne)s politiquement de droite sont plus enclins à favoriser l'alignement sur les politiques énergétiques (60 %) ou climatiques (59 %) que les canadien(ne)s de gauche (9 % pour l'énergie; 9 % pour le climat).
  1. Les canadien(ne)s qui souhaitent un alignement citent le besoin d'être des alliés; ceux qui ne le souhaitent pas mentionnent l'administration actuelle et le manque de confiance : les canadien(ne)s qui souhaitent que les politiques énergétiques du Canada s'alignent au moins en partie avec celles des États-Unis déclarent le plus souvent que c'est parce qu'il est plus facile de s'associer avec les États-Unis et que nous avons besoin d'aide (22 %), ainsi que parce que c'est utile pour améliorer l'économie (17 %). Ceux qui ne veulent pas d'alignement mentionnent que l'administration américaine actuelle se concentre uniquement sur le forage et le profit et ne tient pas compte des changements climatiques (29 %), que Trump et les États-Unis ne sont pas dignes de confiance (18 %) et que le Canada doit rester indépendant (17 %). De même, lorsqu'on leur demande pourquoi le Canada devrait s'aligner sur les politiques climatiques, la raison la plus fréquemment mentionnée est que nous devrions être des alliés et que nous sommes des partenaires dans d'autres domaines (21 %) et que nous devrions avoir une approche « Amérique du Nord » et que nous sommes le même continent (16 %). Les canadien(ne)s qui souhaitent peu ou pas d'alignement disent que c'est à cause de Trump et de la nouvelle administration (36%) et que les États-Unis ne croient pas aux changements climatiques et n'ont pas de politiques sur les changements climatiques (28%).