Neuf chaires de recherche du Canada, neuf façons dont l’Université d’Ottawa transforme l’avenir

Par Université d'Ottawa

Cabinet de la vice-rectrice à la recherche et à l'innovation, CVRRI

Jeremy de Beer, Jennifer Chandler, Pierre Berini, Terri Lovell, Di Wang, Jennifer Brunet, Damien D'Amours, Teresa Scassa et Ghassan Jabbour
De gauche à droite, de haut en bas : Jeremy de Beer, Jennifer Chandler, Pierre Berini, Terri Lovell, Di Wang, Jennifer Brunet, Damien D'Amours, Teresa Scassa et Ghassan Jabbour.
Le gouvernement du Canada reconnaît encore une fois l’excellence en recherche à l’Université d’Ottawa en établissant neuf chaires de recherche du Canada (CRC) dans un vaste éventail de disciplines.

De l’avancement de l’imagerie à super-résolution pour la détection précoce des maladies à la création d’interfaces cerveau-ordinateur pour rétablir la mobilité, en passant par la réforme des lois sur la propriété intellectuelle pour un accès équitable aux innovations, nos expertes et experts s’attaquent à certains des plus grands défis de notre époque. Qu’est-ce que ces universitaires ont en commun? Toutes et tous cherchent à impulser un changement constructif pour ouvrir la voie à des modes de vie plus sains, à des technologies mieux réfléchies et à des innovations éthiques.

Nouvelles chaires

Jennifer Chandler, Faculté de droit, Section de common law et Faculté de médecine

Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en droit et éthique des neurotechnologies

Les neurotechnologies qui interagissent avec le cerveau sont en train de transformer notre façon de traiter les troubles neurologiques et d’aider les personnes dont la mobilité est gravement réduite. Allant de la stimulation cérébrale profonde pour l’épilepsie aux interfaces cerveau-ordinateur qui permettent aux personnes paralysées d’actionner des bras robotisés, ces outils ont le pouvoir de changer des vies. Toutefois, ils soulèvent aussi de complexes questions d’ordre éthique et juridique concernant la protection de la vie privée, l’autonomie et l’égalité. Dans ses recherches, la professeure Chandler s’intéresse aux moyens d’encadrer et de protéger les données cérébrales, en influençant les politiques qui protègent les droits des utilisatrices et utilisateurs tout en favorisant l’innovation responsable. Ses travaux se centrent sur les voix des personnes directement touchées afin que leurs expériences orientent les futures politiques.

Jeremy de Beer, Faculté de droit, Section de common law

Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en innovation et droit de la propriété intellectuelle

Si les solutions aux défis universels naissent de l’innovation, ce sont souvent les lois sur la propriété intellectuelle (PI) qui déterminent à qui elles profitent. Les travaux du professeur de Beer explorent les façons d’équilibrer innovation et accès équitable pour que les percées technologiques en santé, éducation, agriculture et climat touchent davantage de personnes. Des brevets sur les vaccins aux problèmes de droits d’auteur en matière d’apprentissage numérique, les règles de PI peuvent autant favoriser que freiner le progrès. En formulant des politiques fondées sur les données probantes qui défient les stéréotypes, le professeur cherche à permettre un accès équitable aux technologies et à faire rayonner le Canada comme chef de file dans l’économie mondiale du savoir.

Pierre Berini, Faculté de génie

Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en nanophotonique

La nanophotonique, c’est-à-dire la science de la manipulation de la lumière à l’échelle nanométrique, propulse la conception de technologies plus rapides, plus petites et plus puissantes. Les recherches du professeur Berini portent sur la création de dispositifs photoniques de nouvelle génération pour les télécommunications, les soins de santé et la fabrication de pointe. Elles visent la conception de détecteurs et de modulateurs ultrarapides pour la communication à haute vitesse, et de biocapteurs compacts susceptibles d’accélérer la production de diagnostics médicaux ultraprécis. Par la création de dispositifs efficaces sur plaquettes, le professeur cherche à proposer des solutions plus abordables et adaptables afin d’aider les industries à exploiter la lumière pour accélérer le transfert de données, améliorer les soins de santé et faire progresser les technologies optiques.

Terri Lovell, Faculté des sciences

Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur l’imagerie biomoléculaire à super-résolution

L’exactitude du diagnostic est la clé du traitement des maladies – et c’est là que les recherches de la professeure Lovell se démarquent. Celle-ci met au point des sondes fluorescentes de nouvelle génération qui révèlent des détails moléculaires invisibles au microscope classique. S’appuyant sur la microscopie de localisation de molécules uniques (SMLM), son équipe crée des images ultranettes à l’échelle nanométrique pour suivre le comportement des cellules et l’interaction des médicaments avec les protéines. Voilà qui pourrait mener à des diagnostics plus précis et à des thérapies mieux ciblées, ce qui aidera les cliniciennes et cliniciens à détecter les maladies plus tôt et à raffiner les traitements pour offrir de meilleurs soins.

Di Wang, Faculté de génie

Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur les routes dans les régions froides

Le professeur Wang conçoit des solutions durables et économiques à l’épreuve des changements climatiques pour les infrastructures routières du Nord du Canada. Ses travaux sont axés sur l’utilisation de matières locales recyclées, l’optimisation des stratégies d’atténuation relatives à la fonte du pergélisol et la conception de routes résistantes aux conditions climatiques extrêmes. Ses orientations techniques conjuguent l’expertise en ingénierie et le savoir des communautés nordiques afin d’améliorer les réseaux de transport, d’encourager le développement durable et de renforcer le secteur canadien des infrastructures.

Chaires renouvelées

Damien D’Amours, Faculté de médecine

Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur la dynamique de la chromatique et l’architecture du génome

Comment l’ADN chromosomique se maintient-il en parfait état dans nos cellules, et qu’arrive-t-il lorsque notre mécanisme naturel de réparation de l’ADN se détériore? Les recherches menées par le professeur D’Amours examinent comment les protéines de maintenance structurelle des chromosomes (protéines SMC) maintiennent la stabilité du génome et en quoi leur inactivation peut favoriser le développement de tumeurs et faciliter les infections virales. Cette analyse de la manière dont les protéines SMC reconnaissent, réparent et régulent l’ADN chromosomique durant la division cellulaire pourrait donner lieu à des progrès majeurs dans le traitement du cancer et des infections virales, dont l’hépatite B.

Ghassan Jabbour, Faculté de génie

Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en matériaux et dispositifs avancés d’ingénierie

Dans ses recherches, le professeur Jabbour explore les occasions d’innovation dans le domaine des matériaux quantiques, des textiles intelligents et des dispositifs imprimés. L’un des buts premiers de ses travaux consiste à mettre au point des textiles tissés hybrides comprenant des nanoparticules métalliques, lesquelles peuvent augmenter le blocage du rayonnement électromagnétique pour ainsi améliorer la protection des appareils électroniques sensibles et leur performance. Le professeur s’efforce de recourir à des techniques économiques à faible émission de carbone afin d’établir des méthodes écologiques pour la synthèse de ces particules inframicroscopiques. Ses travaux pourraient faciliter la conception de textiles et de systèmes imprimés sophistiqués à la fois intelligents et écoresponsables.

Teresa Scassa, Faculté de droit, Section de common law

Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en politiques et droit de l’information

Alors que l’intelligence artificielle continue de transformer rapidement notre monde, la professeure Scassa est à l’avant-garde dans l’étude de son intersection avec les cadres législatifs. Ses recherches portent sur l’encadrement de l’IA par la compréhension de la gouvernance des données, équilibrant l’avancement des technologies de pointe avec la protection de la vie privée et des droits de la personne. La professeure milite pour un écosystème d’IA éthique et équitable en promouvant l’équité de l’accès aux données et le renforcement du régime légal entourant l’IA. En collaborant avec des parties prenantes clés et en appliquant son expertise juridique, elle est bien placée pour générer d’importants changements dans divers secteurs, notamment ceux des soins de santé et des médias sociaux.

Jennifer Brunet, Faculté des sciences de la santé

Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur la promotion de l’activité physique et la prévention du cancer

Sachant qu’une personne sur deux au Canada recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie, la professeure Brunet s’intéresse au pouvoir de l’activité physique pour optimiser la santé, le bien-être et la qualité de vie. Ses travaux visent à prévenir les symptômes liés au cancer et à soutenir les personnes touchées par la maladie et son traitement. La professeure met sur pied des initiatives durables pour encourager l’activité physique tout en explorant ses effets sur la santé physique et mentale.